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Tout ça pour eux...

27 Août 2017 , Rédigé par Le BLOG d'Around The Rock Publié dans #Laos, #Eléphant d'Asie

A notre arrivée au centre de conservation des éléphants (ECC) de Sayaboury en janvier 2017, notre mission est de gérer la partie financière, le management des 40 employés et le suivi des opérations techniques liées aux éléphants et aux visiteurs. Nous sommes très heureux de continuer à travailler aux côtés des Laotiens, avec qui nous avons toujours eu de bonnes expériences lors de nos projets précédents. Ce nouveau challenge va également nous permettre d’utiliser nos expériences professionnelles dans une entreprise dont le seul but est de protéger les éléphants d’Asie. Nous posons donc nos valises pour une durée indéterminée, mais nous n’avons pas de calendrier pour notre tour du monde à partir du moment où nos actions sont liées à la préservation des espèces menacées. La protection des éléphants captifs, qui pour des raisons économiques et environnementales propres au pays sont difficilement relâchables dans la nature, passe par l'achat ou la location de ces derniers auprès de leurs propriétaires afin de leur apporter de meilleures conditions de vie dans un milieu naturel préservé. Les moyens choisis par le fondateur pour atteindre cet objectif sont d'accueillir des visiteurs au centre et de lancer des campagnes de levées de fonds pour soutenir des actions de conservation de l'espèce.

L’un des principaux défis est d’améliorer le confort et la satisfaction des visiteurs tout en préservant le bien être des éléphants, car ils ne sont pas là pour divertir les visiteurs et en aucun cas les nouveaux aménagements du centre ne doivent perturber les pachydermes.

Tout ça pour eux...
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Dès l’ouverture du bureau de Luang Prabang en décembre 2016 (que nous avons construit avec quelques ouvriers lao de juillet à novembre), le nombre de visiteurs a très rapidement augmenté, remettant en cause l’organisation existante à Sayaboury. Nous modifions tout d’abord le programme afin que les visiteurs, après les 2 heures de route nécessaire pour rejoindre le centre, puissent voir les éléphants dès leur arrivée. Auparavant la première chose qu’on leur demandait, était de payer leur séjour, attendre l’heure du repas et finalement voir leur premier éléphant à 15H00 après la visite de l’hôpital. Mais si nous n’avions que ce type de problème à solutionner…

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En effet, un glissement de terrain a détruit la moitié de la cuisine, et la fissure passe très près des piliers du restaurant qui menace de s’effondrer. Nous déménageons donc le musée dans l’ex-école des cornacs pour y installer le restaurant. Nous recherchons ensuite un abri afin d’y installer provisoirement la cuisine et c’est notre ami Christophe, du Nirvana Archipel Resort, avec le grand cœur qu’on lui connait, qui nous donne une tente militaire que nous installons sur une nouvelle plateforme en bois au plus près du nouveau restaurant.

Tout ça pour eux...
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Notre nouvelle priorité est donc de construire une cuisine, plus grande, fonctionnelle, avec un équipement permettant d’assurer une hygiène irréprochable pour les visiteurs et le personnel. Nous décidons de construire cette dernière en briques sur des piliers en béton avec une couverture traditionnelle en bois. Le sol et les murs de la cuisine doivent être carrelés avec un faux plafond pour éviter que les lézards et insectes s’installent entre la charpente et les tuiles. Pour les équipements intérieurs nous faisons le choix de mobiliers, plans de travail et ustensiles en inox.

En parallèle, les menus sont revus afin de servir uniquement des plats asiatiques. Les produits contenant de l’huile de palme sont supprimés, la viande et les fruits sont achetés chez les producteurs locaux. Les bouteilles d’eau en plastique ne sont plus distribuées aux visiteurs qui peuvent venir avec une gourde ou en acheter une aux couleurs de l’ECC. Les canettes de Coca, Pepsi, 7Up, Schweppes ne sont plus en vente au bar. Nous proposons aux visiteurs des jus de citron, des sirops et des bières Lao en bouteilles consignées.

L’ancienne buanderie, cachée derrière le bungalow des guides, trouve sa place sous la cuisine à côté du nouveau local technique. Un nouveau réservoir de récupération des eaux usées permet de stopper les évacuations vers le lac.

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Le déplacement de l’ancien restaurant en bois est l’étape suivante du projet de réorganisation de l’espace visiteur. Nous optons pour une solution aérienne où la cuisine et les deux restaurants sont reliés par des passerelles. L’ensemble étant au même niveau afin de faciliter le service. Un petit jardin botanique est créé en face des restaurants ainsi qu’un terrain de pétanque qui permet aux visiteurs de partager un moment de convivialité avec le personnel.

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Le nombre de visiteurs en croissance nous oblige également à trouver une solution pour augmenter la capacité d’accueil. Ce que l’on appelle le dortoir se compose de 5 chambres pouvant accueillir 10 personnes. Nous lançons la fabrication de lits superposés et agrandissons deux des chambres afin d’héberger 26 personnes.

Les sanitaires ont besoin d’une bonne remise en état et d’équipements plus qualitatifs. C’est pourquoi les intérieurs sont repeints, les portes serviettes et miroirs en plastique laissent place à des équipements en bambou.

Le bateau qui permet aux visiteurs d’accéder au centre fait l’objet d’une rénovation complète et les parties métalliques en très mauvais état sont remplacées par du bois et du bambou. En parallèle nous faisons l’acquisition d’un catamaran composé de deux pirogues en métal reliées par une plateforme en bois permettant de transporter le personnel, la nourriture des éléphants et des visiteurs, mais également des motos lorsque la piste qui mène au centre est impraticable en saison des pluies.

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L’ouverture du nouveau musée consacré à l’exploitation forestière permet de découvrir tous les équipements utilisés par les cornacs et les éléphants à l’époque où l’on utilisait les pachydermes pour détruire leur habitat.

La remise en état d’une partie de l’hôpital permet de mettre en place une nouvelle exposition afin d’informer les visiteurs sur la biologie des éléphants et les blessures ou maladies auxquelles ils peuvent être confrontés. Les biologistes ont aussi pour nouvelle mission de réaliser une présentation quotidienne aux visiteurs sur la situation des éléphants sauvages et captifs en Asie et au Laos.

La zone d’entrainement aux soins ou "Crush" qui était conçu en bois est démontée et nous en concevons un nouveau. Ce dernier est entièrement métallique sur une dalle en béton, ce qui permet un nettoyage facile. En effet, auparavant le bois était imprégné de produits vétérinaires, sang ou pus qui perturbaient les éléphants dont l’odorat est très développé.

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Dans la zone forestière, des nouveaux chemins sont ouverts avec des marches afin de faciliter l’accès aux visiteurs. Un pont spécialement conçu pour les éléphants est mis en place pour éviter de détériorer le petit ruisseau qui traverse la concession. Une nouvelle pépinière est construite pour mener à bien le projet de reforestation.

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Nous proposons aux cornacs et aux biologistes de démarrer un programme d’observations nocturnes afin d’analyser le comportement des éléphants captifs regroupés dans la même zone et libérés de leur chaînes. En effet, les éléphants passent normalement la nuit séparés des uns des autres, avec une chaine de 50 mètres qui évitent qu’ils aillent détruire les récoltes de nos voisins qui n’hésiteraient pas à tirer dessus. Une équipe de 6 bénévoles de notre association nous rejoint en mars et apporte des jumelles de vision nocturne, ce qui nous permet maintenant de filmer la harde et de faciliter le travail d’observation.

Afin de mener à bien tous ces projets, nous travaillons au quotidien sur l’amélioration des conditions de travail du personnel. Nous investissons dans des équipements et outils fiables, adaptés aux besoins de chaque service. Des uniformes fonctionnels aux couleurs de l’ECC sont réalisés et distribués, car nous ne pouvons plus accepter que le personnel porte des vêtements usés avec des associations de couleurs improbables comme cela se pratique un peu partout en Asie. Ils sont maintenant très fiers de porter les couleurs du centre et cette homogénéité vestimentaire met en évidence la rigueur et le professionnalisme de nos équipes auprès des visiteurs.

Tout ça pour eux...
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L’augmentation du nombre de visiteurs et donc du chiffre d’affaires, principalement dû à l’ouverture du bureau de Luang Prabang, associé à un contrôle plus strict de la partie financière ont permis d’acheter Mae Khoun Song, une femelle d’une trentaine d’années. Cette dernière est maintenant en cours de socialisation avec les autres éléphants du centre. Bua Ban, un mâle de 35 ans avec un handicap sérieux au niveau de la patte arrière droite occasionné par un accident lorsqu’il travaillait dans les exploitations forestière a été secouru grâce au concours de nombreux donateurs. Il a malheureusement développé un abcès sur la patte arrière gauche dû vraisemblablement à une chute en forêt, mais son état s’améliore même s’il reçoit toujours des soins quotidiens par l'équipe médicale.

Le programme de reproduction est une priorité du centre, car la situation des éléphants captifs est dramatique, on dénombre en effet en moyenne au Laos 10 décès pour 2 naissances par an. Nous avons d'ailleurs perdu cette année un éléphant mâle d’une trentaine d’années qui a succombé à une crise cardiaque. Des contrats de location ont été signés avec des propriétaires de mâles éléphants qui viennent dans le centre pour tenter de se reproduire avec nos femelles. Nous avons également eu en pension une jeune femelle venant du Mekong Elephant Camp, géré par notre ami Rodolphe Godey qui comme nous tente d’améliorer la situation des éléphants captifs au Laos. Ces derniers n’ont jamais vraiment eu beaucoup d’opportunités de se reproduire lorsqu’ils travaillaient dans les exploitations forestières. En effet, une femelle avec un petit ne pouvait plus travailler et les propriétaires étaient donc sans revenu pendant 2 à 3 ans. La plupart des mâles n’ont pas d’expérience de reproduction et au contact des femelles ils tombent rapidement dans l’état de montée d’hormones que l’on appelle Musth. Ils peuvent devenir agressifs, difficilement contrôlables et les chaleurs des femelles ne durant que 3 ou 4 jours tous les 4 mois, la reproduction dans des conditions naturelles est donc une opération très complexe. L’équipe reste très motivée et beaucoup de nouveaux projets sont dans les tiroirs, un d'entre eux étant d'obtenir 150ha supplémentaires. Pour cela, on enchaîne les réunions avec le gouvernement et on espère que tout sera signé pour commencer l'année 2018... 

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